Une petite virée

Après un apéro prolongé et une nuitée en voiture en compagnie de JB, le réveil fût bien difficile. Un pic vert a élu domicile dans ma tête. Vite :un Doliprane 1000 avec un grand verre d’eau bien fraîche et le pic s’envole.

Du coup, nous sommes un peu moins motivés que la veille mais bon, il n’est que 6h du matin. On prend le temps de se faire un café et de manger quelques friandises tranquillement. C’est avec peu d’enthousiasme que nous enfilons nos bottes mais on y est, on y va!

La rivière est haute. Les pluies de ces dernières semaines ont laissé un niveau relativement élevé. Après une bonne centaine de mètres à gratter minutieusement, nous nous rendons compte que ces demoiselles ont le ventre déjà bien plein. Nous ne ferons que 2 truites maillées. Une matinée compliquée…

Jolie couleur!

Il est vrai que la concentration nous a fait défaut. Nous décidons de casser la croûte : un ravitaillement qui fait du bien! Nous voilà repartis avec la niaque mais le destin s’acharne… Pas une touche, pas une touche, pas une touche! Nous pêchons les postes les plus prometteurs. La rivière n’est pas large, les coups sont rapides.

Nous arrivons à la fin du parcours où se trouve le plus joli poste. Il y a deux ans, j’avais réussi à faire monter un beau bestiau. Je change mon fluo pour un leurre marron. Il y a un bon mètre vingt d’eau. Je pose doucement, je suis en surplomb. Mon leurre touche le fond. Je remonte sèchement, et là, je l’aperçois, collé à mon leurre. J’arrête tout! Mon leurre se fait aspirer. Je reste comme un béta à regarder… Quelques secondes après, je ferre. Madame veut retourner sous sa berge. Elle prend la tangente et file dans le trou du bas. JB lui court après avec la filoche. J’évite de justesse une branche. Madame l’avait vue de loin. C’est la grosse angoisse… JB arrive tout de même à la filocher. Un cri de guerre retentit! J’ose même faire la bise à mon cousin!

On n’y croyait plus…

« A ton tour JB! » Le même scénario, deux mètres plus haut, sauf que Madame n’aspire pas le leurre… On a bien eu le temps de la voir. Sur ces 5 mètres de rivière, je sais qu’il y a au moins trois truites de plus de 55. Comme quoi, il y a vraiment des trous à grosses mémères.

La morale de la journée : cette truite n’avait pas bougé depuis deux ans

2019-01-25T14:17:12+00:00