Le brochet qui frappait deux fois

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Tout débute fin septembre 2011, les températures ont commencées à descendre et l’envie me prend d’aller me balader le long du canal de l’Ourcq en Seine-et-Marne.

Je décide d’aller explorer un coin à plusieurs kilomètres en amont d’où j’ai l’habitude de pêcher.

Le GPS me fait passer par des petites routes qui font presque oublier que nous sommes encore en région parisienne :

Paysage Seine-et-Marne

Presque car le dépaysement n’est pas total. Le chemin est agrémenté de quelques carcasses de voiture, dont celle-ci :

Epave Seine-et-Marne

Mais arrivé sur les lieux, le canal est comme je l’avais imaginé. Loin de tout, seul un petit pont et une maison a l’abandon rappellent la présence humaine. Je ne croiserais personne sur ce parcours :

Bord du canal de l'Ourcq (77)

Si je suis venu ici, c’est avant tout pour la pêche du chevesne. Ceux-ci ne semblent pas être présent en surface, je m’arme donc d’un petit crankbait au bout de mon bas-de-ligne fluoro afin de peigner le canal. Lancés trois-quart en amont du courant de rigueur.

Après quelques lancés, le leurre est stoppé net en passant au dessus d’un herbier.

Surprenant pour une touche de chub, mais ferrage de rigueur et je ressens une défense lourde qui tire le leurre vers le fond.

Je décide de travailler le poisson en douceur afin d’éviter toutes frictions du fluoro sur les dents que je présume. Il arrive en surface, je ne m’étais pas trompé, c’est bien un brochet qui fait son apparition :

Brochet-en-Ourcq

Clairement, mes pulsations cardiaques s’accélèrent ! Et ce que je redoute arrive, sur un ultime coup de tête le brochet coupe le fluoro et repars avec le leurre en gueule.

Touché, coulé !

 

Les sorties suivantes, le bas de ligne en tresse armée est de rigueur.

Je réussi a faire bouger quelques brochets, mais soit ils se contentent de suivre, soit ils se décrochent. Grosse remise en question.

Les chevesnes viennent ponctuellement me rendre visite malgré le peu de discrétion de la tresse armée. Surement car la plupart des touches ont lieu en bordure juste après l’impact, sans doute par agressivité.

Pêche du chevesne aux leurres

Pêche du chevesne aux leurres

Pêche du chevesne aux leurres

 

Un mois après le commencement de cette histoire, l’épilogue se joue sur un lipless.

Je peigne le fond du canal avec différents leurres souples… mais rien ne semble vouloir mordre.

Je me décide à faire une pêche plus agressive en jerkant un lipless (XCalibur). C’est alors que je perçois  une touche très timide, sanctionnée par un ferrage énergique.

Je sais qu’il s’agit d’un brochet. Il combat bien.

Lorsque sa gueule approche de la surface, je le reconnais immédiatement, car il a un leurre que je connais bien entre ses dents !

Brochet du canal de l'Ourcq

La touche a eu lieu 80 mètres en aval de la première et un mois après le Diving Chubby (Illex) est toujours entre ses dents !

Il faut préciser que le leurre ne tenait presque plus, en le décrochant, une branche du triple tombe immédiatement.

Cette (re)prise fait partie des souvenirs de pêche aussi magique qu’improbable qui resteront toujours marqués dans ma mémoire.

écrit par Jonathan

Je pratique la pêche des carnassiers, du bord, dans les cours d'eau d'Ile-de-France. J'ai un faible pour la pêche des percidés aux leurres souples. Même si, de temps à autre, la traque des chevesnes aux poissons-nageurs n'est pas pour me déplaire. Initié à la pêche par Jérôme en 2010, je n'hésite pas a lui rendre visite en Bourgogne pour essayer de leurrer quelques truites.

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