Perles du ruisseau

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Le ruisseau, souvent là où tout commence. Ce qui est intéressant c’est que beaucoup d’entre nous aimons retourner dans ces endroits sauvages, confinés où bien souvent la taille ne compte plus.

Nous avons bien entendu été tenté par ces grandes rivières pleines d’espoir mais aussi de désillusion. Nous nous sommes cassés les dents, nous avons pris parfois quelques beaux poissons mais étrangement le plaisir est toujours intact quand l’envie nous prend de tout plaquer pour retrouver notre ruisseau.

Ruisseau en été, gonflé par les pluies de la veille.

Je pense que vous pouvez toujours en trouver un plus ou moins proche de chez vous. Quelquefois en parlant avec d’autres passionnés, la même excuse revient : « Oui mais moi je n’ai pas de tels ruisseaux proches de chez moi ». Cherchez encore et encore, il y a parfois de jolies surprises qui ne demandent qu’à être découvertes…

Le ruisseau en fin d’hiver, paré de ses couleurs froides.

Dans un tel cadre, il est inutile de préciser que biensûr la taille ne compte pas. Je ne saurais trop expliquer ce qui me pousse à retourner dans ces endroits fabuleux. La quiétude ? On en prend plein les yeux, c’est évident. On est à chaque fois comblé par le silence, comblé également par les rencontres avec tous ces habitants qui vivent à proximité.

Brume de fin août s’accrochant aux monts.

Manteau de neige et de glace en ce mois d’ouverture.

Manteau de verdure, le printemps est bien là.

Mais peut être qu’ici la compétition que l’on s’inflige parfois en rivière n’a pas lieu d’être. Je ne pense pas me tromper en disant qu’il vous est déjà arrivé de vous dire : « Aujourd’hui c’est un jour à grosses truites ! Avec un peu de chance, je vais battre mon record ! ». Et rentrer déçu d’être passé à côté, d’avoir décroché ce foutu poisson qui en a pris pour son grade dans les gorges.

Le pêche en ruisseau nous ramène à l’essentiel comme si le jeu de mot « retour aux sources » prenait tout son sens.

Je me rappelle ce poisson pris le lendemain de cette ouverture 2012. Je l’ai cherché longuement, j’ai espéré puis crains d’être venu trop tôt, eau trop froide… Mais finalement il était bien là, quel bonheur.

Sauvageonne d’ouverture bien maigre.

Un petit ver de terreau qui ne l’a pas laissée indifférente !

Le contraste est incroyable entre une pêche miraculeuse le samedi de l’ouverture où chaque prise relâchée vous vaudrait presque une insulte de nos « semblables » et cette pêche solitaire du dimanche dans laquelle je suis désespérément seul. Content de l’être mais presque triste aussi.

Plus tard dans la saison j’y suis retourné, je ne l’ai pas retrouvée. Juste quelques unes de ses soeurs probablement, avaient cette fois répondu présent à mon imitation d’insecte, une probable (?) coccinelle mutante « surboostée ».

Prise sur le vif !

Petite ressemblance de robe avec celle du mois de mars.

Plus on descend et en général, plus on retrouve la civilisation. Cette fois c’est un tracteur bien maillé qui me surprend lors de mon approche pourtant discrète.

Mc Cormick au sortir de l’hiver.

Les postes deviennent aussi plus larges, cela ressemble à nouveau à une petite rivière. Ces secteurs plus vastes peuvent receler quelques « créatures survivantes » comme cette « remise » qui s’est tant bien que mal refait une santé.

Les postes s’élargissent.

Remise courageuse qui est venue gober le leurre juste sous la pellicule.

Un dernier au-revoir…

Quelle bagarre ! Je m’en rappelle alors que c’était il y a déjà deux ans.

Certes un beau poisson pour l’endroit, méritait-elle de retrouver son élément d’adoption ? Ce n’est pas à moi d’en juger ni de corriger les bêtises des autres.

Car parfois lors de nos discussions entre passionnés de truite, arrive le brûlant sujet de ces fameuses « remises » survivantes qui ont malheureusement entaché la souche d’origine. Et inévitablement le jugement tombe quand on habite une région à truites majoritairement méditerranéennes : « Horribles ces gros points rouges ! ».

Comme si l’on pouvait éviter de prendre ces résidus de foire : « Ne ferre pas ! Pourquoi ? Elle a des points rouges, tu n’as pas vu !? ».

Ce serait trop la honte… Tant pis pour moi alors car celles que je vous présente m’ont apporté beaucoup de bonheur qu’elles soient de souche ou non.

La (toute) petite du pont.

Noiraude de la berge d’en face.

Un mini étendard ?

Le couronnement de plusieurs attaques manquées.

Vous l’aurez donc compris, pour moi le cadre importe plus. Je ne suis pas là pour juger quel poisson a sa place ou non, c’est un peu égoïste de dire qu’ils m’ont donné du plaisir mais c’est bien là le principal « pour moi ». Pas pour d’autres… Tant pis chacun ses goûts… et ses couleurs.

A l’année prochaine…

 

écrit par Romain

Pratiquant en Franche Comté, c'est la truite qui m'a mis le pied à l'étrier. Je reste un mordu de Dame Fario mais apprécie énormément la pêche de tous les carnassiers avec une préférence pour les percidés. J'aime également me frotter aux poissons blancs à l'anglaise ou aux leurres.

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2 réponses à "Perles du ruisseau"

  1. Ankh says:

    Voilà pourquoi j’aime « mes » petits ruisseaux ;)

    Je revis dans ces endroits plus ou moins « oubliés », loin de toute civilisation, ou la nature est « presque » intacte…

    Répondre
  2. Romain says:

    Un monde parallèle que beaucoup ignorent, tant mieux pour nous ! ;-)

    Répondre

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