Le cri du poisson

Le cri du poisson

Les gens de notre entourage et plus largement la société dans son ensemble, ont toujours du mal à comprendre notre pratique de la pêche. Guidé par des instincts primaires, le pêcheur reste pour monsieur tout le monde, le cousin du Chasseur/Cueilleur, celui qui recherche dans un but précis, la prise.

Le pratiquant du No Kill est présenté maintenant depuis des dizaines d’années comme un pêcheur décalé, à tel point qu’on continue de lire dans les journaux de grande presse « Mais Thomas lui n’est pas comme les autres, il pratique le No Kill, il relâche ses poissons ». Signe symptomatique que la pêche en France reste globalement embourbée, ringardisée, primaire… alors que paradoxalement considérée comme noble, tendance et technique au japon.

remise a l'eau

Par l’amalgame aseptisé qu’elle revendique, la pêche moderne est un leurre

Relâcher son poisson reste bien souvent un non sens pour un pêcheur de longue date, non pas car le poisson est soumis à de rudes souffrances et que seule la mort pourra l’en délivrer, mais bien parce que c’est lui qu’on recherche, qu’on souhaite posséder.

Depuis le fond des âges aucun être vivant ne s’est amusé à attraper une proie pour lui rendre dans la foulée sa liberté, ce comportement n’est pas intuitif, n’est pas dicté par une règle bien déterminée, les pratiquants du Catch & Release exploitent ici une erreur comportementale à laquelle ils se doivent d’assumer le simple fait qu’ils font souffrir gratuitement des êtres vivants pour leur simple plaisir. C’est sur ce plaisir, silencieux… que nous allons nous pencher, ce cri muet, le cri du poisson.

 

A ceux qui réfutent la mort

La mort et la souffrance ne sont pas des sujets auquel nous pensons volontiers. La plupart du temps, nous avons tendance à faire comme si cette réalité n’existait pas ou ne nous concernait pas. Pourtant, c’est une question qui nous touche tous directement. Du fait que nous sommes vivants, nous sommes voués à souffrir, faire souffrir, à mourir… tôt ou tard…

Le principe de graciation du poisson n’a de réel sens que s’il est pratiqué avec les bons gestes, la bonne logistique, pour que le poisson reparte dans la meilleure des formes possibles. Le but est de minimiser les souffrances de notre partenaire du jour. La prise, « éthiquement parfaite », pour un pêcheur No Kill est donc celle qui ne s’est jamais faite piquer…

Pêcher: Plaisir de l’instinct de faire du mal à une époque où nous avons du mal à nous faire du bien.

Etymologiquement, le No Kill porte en lui des valeurs de respect et d’avenir. Le but étant de prendre dans quelques années les fils et filles du poisson que l’on relâche tout comme le reprendre lui-même quelques années plus tard avec quelques kilogrammes de plus, se soucier de la qualité du cheptel que l’on convoite en somme.

Eric

« Ich lebe und ihr sollt auch leben »

Parce qu’elle s’oppose à une pratique ancestrale et obsolescente de prélèvements systématiques, et parce qu’il n’y a jamais de véritables progrès sans rupture, la pêche d’aujourd’hui se devait de véhiculer les valeurs modernes de sport, de jeu, de respect, de partage ou d’écologie. Mais par l’amalgame aseptisé qu’elle revendique, la pêche moderne est un leurre. Elle est devenue, et c’est un point positif, une porte d’entrée populaire vers l’univers halieutique pour un public plus jeune, plus féminin ou plus familial jusqu’à présent réfractaire à l’idée de tremper du fil pour tâter du mucus. Mais elle est comme l’appât qui dissimule l’hameçon, comme le leurre qui brille et nous fais oublier la blessure ardente de la Vérité.

« Quand j’ai connu la Vérité,

J’ai cru que c’était une amie ;

Quand je l’ai comprise et sentie,

J’en étais déjà dégoûté. »

Extrait de Tristesse – Alfred de Musset

 

Le pêcheur dans le déni

Le pratiquant du No Kill cri volontiers sur les toits que lui, il respecte le poisson beaucoup plus que d’autres, qu’il prône des valeurs que d’autres sont incapables d’aborder… Mais considérons quelques instants le geste du No Kill, en passant rapidement sur la blessure de l’hameçon et le stress du combat. Vient alors le moment où le poisson, extrait d’autorité de son élément naturel et vital liquide, pénètre dans l’air hostile avec suffocation. Choc thermique. Il est rapidement livré à sa propre pesanteur dans les mains presque toujours trop sèches de son pêcheur. Manipulé dans tous les sens par cet ostéopathe de foire, il est décroché, inspecté, évalué, mesuré, pesé, comptabilisé, pixellisé, (parfois ré-accroché), pixellisé, pixellisé, ré-oxygéné et relâché. Tandis que le pêcheur conserve sur ses mains la trace foutrale et odorante d’un plaisir à sens unique, le poisson finira exhibé, comme d’autres avant lui ayant terminés en offrande sur le grand autel du culte de la performance et de la branlette halieutique.

Thon

Fatigué, usé et gaffé de part en part, ce seigneur des mers meurt en silence au milieu de l’euphorie collective

Mais après tout, c’est bien dans la nature de l’homme de conserver une partie, un souvenir de celui qu’il a vaincu. Tel un serial-killer collectionnant une partie de ses victimes, le prude et inoffensif pratiquant du Catch & Release entassera les photos de ses prises vaincues dans un vieil album qui au fond n’aura de sens et de valeur qu’à ses yeux. La naturalisation est devenue numérique et prend juste un peu moins la poussière…

Le pêcheur dans le flou scientifique

Comme beaucoup, il m’est même parfois arrivé de dire que le poisson ne ressentait quasiment rien, me cachant derrière une pseudo étude scientifique Américaine fantôme, aperçue un jour sur je ne sais quel forum, comme quoi le poisson, dépourvu de terminaisons nerveuses dans la bouche ne souffrait pas…

On a tout lu… Comme par exemple le simple fait que le poisson ne ressentait pas la douleur car il avait le sang froid ?! En fait, il s’agit souvent de la même étude qui a été déformée à maintes reprises. Menée par le Professeur James D. Rose de l’université du Wyoming aux aux USA, si on se base à une stricte comparaison du cerveau humain avec celui des poissons, ceux-ci ne posséderaient pas la région du cerveau nécessaire et spécifique permettant de ressentir la douleur.

Cerveau poisson

Dessin du cerveau d’un poisson représentant le Tectum Mésencéphalique sensé interpréter la douleur (Extrait de « The Anatomy of the central nervous system of man and of vertebrates » par Ludwig Edinger en 1899)

Résumons brièvement, on est toujours incapable aujourd’hui de prouver scientifiquement que le poisson ressent une douleur similaire à celle qu’on pourrait ressentir nous, êtres humains. Tous les tests expérimentaux qui sont réalisés ont comme seul analyse le changement de comportement du sujet après un stimulus (souvent injection d’un poison ou d’un venin) sensé lui procurer de la douleur.

Pour certains, les poissons captent une information qui modifie leur comportement, mais n’ont pas «conscience» de la douleur…. Le ressentis et l’identification, en tant que douleur, n’existent pas.

Lu avec un peu de recul, ces études peuvent toutefois nous donner une certitude: Tous les poissons qui ont subit des injections ont été soumis à un stress sans précédent, ce même stress que nous transmettons à nos prises lors d’une capture. Alors Douleur ? Stress ? Ou les deux ? Faites le tri !

On cherche dans le poisson des signes d’un comportement humain pour savoir à quelle échelle nous le faisons souffrir et nous le dérangeons. A vouloir le comprendre, nous finissons toujours par l’humaniser.

Dieu merci ! Encore aucune étude n’a cherché à démontrer que les poissons de sexe masculin pouvaient uriner debout.

 Les diverses manifestations d’un mal-être chez le poisson sont manifestées par diverses changement comportementaux, mais en rien cela n’est transformé en expression sonore. Il existe toutefois quelques exceptions à nageoires qui comme le Maigre (Argyrosomus regius) utilisent le son et les vibrations dans leur processus de reproduction, mais en aucun cas la notion de son est utilisée comme cri d’alerte ou de détresse.

Otolithe

Maigre, Courbine… Au royaume des muets, les grogneurs sont rois.

Le poisson vit ce mal-être, comme toutes les étapes primordiales de sa vie, dans un silence total. Jacques-Yves Cousteau avait à juste titre appelé le monde des poissons le Monde du Silence…

Assumer rime avec réalité

Toute créature vivante souffre et il y a fort à parier que si les poissons pouvaient crier, s’ils étaient munis de glandes lacrymales, s’ils pouvaient avoir des expressions humaines d’agonie, de douleur, il y aurait beaucoup moins de pêcheurs motivés pour tremper leur hameçon.

La plus grande dérive du No Kill c’est de penser, de croire, que la pratique de notre passion n’entraine aucun damage, aucune conséquence sur l’environnement convoité.

Pour que les choses soient claires, nous ne sommes pas ces bobos défenseurs de la cause animale : On peut également obtenir le même raisonnement pour les arbres et les bucherons, pour les carottes et les végétariens… Nous ne sommes pas non plus des mangeurs de viande, pervers sans courage, insensible et parfois se délectant de la souffrance d’autrui, particulièrement des plus faibles et notamment des animaux. On ne peut pas tout étiqueter dans ce monde où il reste encore possible de se démarquer des extrêmistes.

René Descartes

Au cours du XVII ème siècle, René Descarte soutenait que les animaux étaient dépourvus de conscience, ce qui leur procurait une interprétation de la douleur totalement différente de la notre, quitte à n’en ressentir aucune…. Il avait tort.

Nous sommes parfois hantés par ces poissons qu’il nous arrive de mal manipuler, souvent par ignorance, parfois par vanité mais aussi souvent par « malchance », ceux qui sont repartis handicapés d’un leurre ou handicapés tout court. Les doigts sentant encore le Mucus comme les traces d’un viol sur nous, en tant « qu’erreur de la nature », nous repensons à ces instants où nous nous sommes promis d’arrêter la pêche aux leurres et de ne pêcher plus qu’à la mouche, fouettée, sans ardillon…

Il n’est pas toujours nécessaire que la vérité prenne une forme positive ; il suffit qu’elle flotte vaguement dans les esprits et qu’elle trouve un écho dans notre âme, comme le son mélancolique d’une cloche se répand dans les airs. Johann Wolfgang von Goethe

Le geste d’abréger les souffrances d’un animal est un acte beaucoup plus naturel et sensé que de libérer un être vivant que l’on vient de blesser, mutiler… Quel pêcheur pense, trois semaines après la prise d’une truite, qu’elle bataille toujours pour guérir ses blessures infectieuses, qu’en a-t-elle gagné ? Les honneurs rendus à un valeureux combattant ne lui rendront jamais la vie plus aisée, l’impact du pêcheur est irréfutable.

Étrangement, les quelques rares poissons que nous décidons de conserver en notre âme et conscience pour consommation, eux nous ont finalement pardonné… Peut être car ce geste abonde dans le sens de  l’histoire comportementale des être vivants, tout simplement.

Consommer un poisson de temps à autre, c’est peut être remettre les choses un peu à leur place et assumer notre réel impact, ce pour quoi nous avons été créés.

 L’existence des ours blancs de banquise dépend directement de celle des phoques.

 

La convenance par la suffisance

Beaucoup de pêcheurs se jouent aujourd’hui des valeurs du No Kill, il apparait que celà fait « bien » de se présenter aux yeux de la nouvelle communauté de pêcheur en tant que tel, mais beaucoup balayent rapidement les préceptes liés aux valeurs de Catch & Release.

Il y a ceux qui prélèvent systématiquement, sans pour autant être motivés par la faim, et qui se plaignent que le poisson se raréfie en trouvant des tords à tout le monde mais qui continuent quand même à prélever de façon abusive sans jamais se remettre en question.

Il y a aussi ceux qui vont à la pêche, auréolés du saint sacrement du No Kill, mais dont le fruit de la pêche ressemble d’avantage à un carnet de comptabilité ou un catalogue, qu’à un carnet naturaliste ou un recueil de poésie engagée. Et si il nous arrive d’être agacé en pensant ces prècheurs, c’est aussi parce que nous leur ressemblons. Comme tous ces compétiteurs, comme tous ces pêcheurs expérimentés; la simple absence d’une épuisette de taille conséquente, d’un tapis de réception, nous font sombrer dans la pratique amateuriste du Catch & Release.

Pêche silure

La pêche du Silure a explosé en France en même temps que le No Kill et il est communément admis que les pratiquants de cette technique sont des ambassadeurs de ce mouvement.

Il y a l’infime mais réel phénomène d’élitistes, leurristes ou mouchistes, gouroux donneurs de leçons se drapant d’une immaculée conception du catch & release, qui revendiquent une pratique presque chirurgicale de la pêche. Comme si l’artiste pouvait peindre sans se salir les mains, comme si l’on pouvait pêcher sans entacher son âme…

Le concept de no-kill cache une débauche d’incohérences et de mensonges, la mâchoire abîmée par un fish grip symbolise le passage faussement et naïvement inoffensif d’un homme, dans la vie d’un poisson…

Si pour un pratiquant appliqué du No Kill il est déjà difficile d’expliquer les impacts corporels occasionnés par sa passion, il semble alors encore plus paradoxal pour un pêcheur aux vifs de se proclamer également comme tel. Le No Kill a ainsi été dérivé pour ne concerner que l’espèce recherchée et non une valeur universelle égale entre toutes les espèces. Étrange monde où entre pratiquants du No Kill, le pratiquant de la pêche au coup va réguler des silures, le pratiquant de la pêche aux silures lui retirer la vie à des cyprinidés…

La douleur n’est pas envisagée, tant qu’on ne lui prêtera pas une réelle existence et  tant que le mucus ne sera pas teinté du rouge sang de l’hémoglobine, l’honneur du pêcheur sera sauf…

La réflexion est un premier pas vers la remise en question… Et si le prélèvement systématique et basique n’engage pas à un tel cheminement de l’esprit, le pratiquant du Catch & Release y sera amené un jour ou l’autre. Il semble en effet difficile d’expliquer 20 ans de pratique du No Kill par une simple attitude grégarisée.

Panurge

L’expression « mouton de Panurge » désigne un suiveur : une personne qui imite sans se poser de questions, qui suit instinctivement ce que fait le plus grand nombre et se fond dans un mouvement collectif sans exercer son esprit critique ni seulement faire preuve de l’intelligence qu’on peut espérer d’un être humain sinon d’un mouton.

C’est dans l’ombre qu’on se rend compte que tout n’est pas si noir

Où vraiment se situer aujourd’hui dans tous ces différents degrés d’interprétation du Catch & Release ? Qui peut assumer clairement de vive voix qu’il fait intentionnellement souffrir les poissons qu’il attrape ?

Il existe peut être une caste de pêcheur ayant conscience de l’impact qu’ils ont sur leur environnement, et qui pensent pratiquer une activité halieutique réfléchie et mesurée. Le pêcheur ne peut se présenter en tant que pacifiste, c’est un épicurien égoïste qui joui des richesses de la nature qui s’offrent à lui. S’il utilise l’instinct de prédation des carnassiers pour assouvir sa passion, il se doit d’assumer aussi le sien, qu’il exerce uniquement par envie, par loisir.

La pêche n’est pas un jeu, la pêche n’est pas un sport, la pêche se conjugue en toute forme avec la mort.

Le monde du Silence

Le monde du Silence, film de Jacques-Yves Cousteau Oscarisé et Palme d’Or à Cannes en 1956

Heureux et rarissime cet homme que la nature a doué d’un esprit assez modéré et paisible pour ne pas faire au monde des demandes exagérées, et pour conserver la liberté de ses déterminations, mais aussi bon et bel homme qu’il soit, il ne criera jamais comme un poisson.

Article écrit en collaboration avec un pêcheur que j’apprécie et estime beaucoup: Jérôme 

écrit par Joss'

La pêche ne peut être vraiment valorisée que si elle est pratiquée dans la difficulté, c'est une activité dépourvue de vérités mais sublimée de magnifiques histoires...

Articles similaires :

56 réponses à "Le cri du poisson"

  1. Remy says:

    Super article, bien écrit et bien pensé. Sujet pas facile qui personnellement m’interroge fréquemment et que je trouve compliqué à évoquer clairement. Pratiquant principalement le no kill, je me questionne souvent sur la nature même de mon geste et sur le stress physiologique que j’ai pu faire subir au poisson. La notion de jeu et de sport n’est pas la même suivant que l’on se retrouve dans la peau du poisson ou celle du pêcheur. C’est pourquoi ces mots sont effectivement « inappropriés ».

    Répondre
  2. Natasha says:

    Je suis heureuse de voir un tel article sur un site de pêche!J’ai pratiqué le no kill, j’ai adoré la pêche, jusqu’à ce que je me pose ce genre de questions et remette en question le principe de la pêche de « loisirs » tout court.
    Les poissons sont fascinant merveilleux! Ça n’a pas été un des choix des plus faciles, mais je suis sortie de mes nombreuses recherches et réflexions sur le sujet par un arrêt total de cette pratique.
    J’ai arrêté la pêche parce que j’ai un total respect pour cette animal, comme tous les autres et il me parait aujourd’hui inconcevable de leur faire du tort juste pour quelques instants de plaisirs pour avoir battu plus faible que moi.

    Répondre
  3. Nomka says:

    Superbe article !

    Chapeau pour le temps que tu as passé à l’écrire.

    La pêche est un loisir qu’il faut pratiquer en âme et conscience et dans le respect des poissons que nous attrapons.

    Gracier un poisson c’est aussi abréger des souffrances dont nous sommes responsable…

    Pêcher c’est bien, pêcher intelligemment et de façon réfléchie c’est mieux.

    Répondre
  4. Jojo says:

    Je suis dans l’ ensemble d’ accord avec tous et aussi avec cette article ;)
    Seul bémol parfois je me dit que quelque part le chasseur fait du mal a court terme ( en plus avec une certaine gestion…) alors que nous nouvelle génération de pêcheur relâchions systématiquement nos poissons en engendrant continuellement de multiples blessures et traumatismes à notre compagnon de jeu ;) est ce réellement un jeu? est ce être humain de se donner le droit ou le pouvoir de faire ce genre de choses? C’ est en réalité l’ histoire de l’ homme qui crée , gère et véhicule de lois dont seul lui en est le bénéficiaire ….
    Parfois je me dit que la pêche No kill est bien plus cruel que la chasse ou les abattoirs ….
    Le seul point positif c’ est qu’ aujourd’hui ces questions sont soulevées mais le changement ne sera pas pour maintenant car deux générations voir 3 sont mélangées donc il faudra encore du temps et de la patience pour en tirer quelque chose de positif, ce sont des écoles complètement différentes avec des histoires et de besoins qui a leurs époques ne sont pas les notre actuellement.
    Comme Josselin a pu le dire la pêche n’ était pas un sport ou un loisir il y as quelque années de ça.

    Une autre chose que me déçoit vraiment c’ est que le siluriste soit constamment associé a un pêcheur a la viande qui n’ as que pour but de faire un poisson trophée sans ce soucier de ce qu’il esche à son hameçon ( la photo parle d’ elle même ) c’ est vraiment décevant car sans parler de pêche au vif plein d’ entre nous sont prêt a braver la loi en quête du poisson trophée mais par contre pas question de considérer un siluriste vifeux respectueux de l’ ensemble des carnassiers ou autres cyprinidés mise à part ces quelque appâts utilisés durant la saison en tant que NO KILL… pour moi le mot NO KILL n’ as aucun sens… aucun poisson ne termine dans mon congèle sur 12 mois mais je n’ ai pas le statut NO KILL car pêcheur avec des techniques modernes comme le fire ball de 200gr lol
    Il y as encore une semaine un sandre de très bonne taille pris au leurre était dans mes mains celui ci comme toujours a regagné son nid mais cela ne fait pas de moi un nos kill car pêcheur de silure au vif dommage d’ être jugé de la même manière que certain jugent le silure.

    En tous cas merci pour cette article et essayons de préserver et de respecter nos poissons en général.

    Jonathan Thiry

    Répondre
  5. Joss says:

    Merci à tous pour ces premières réactions que j’appréhendais un peu, je dois bien l’avouer…

    Comme le dit si bien Jérôme, nous nous sommes essayés ici à décrire quelque chose qui devait simplement être dit, maladroitement sûrement, mais en pensant être sur la voie de la raison, en mettant tous ces pêcheurs moderne face à leurs actes et leur culpabilité.

    Nous avons pris comme exemple les pêcheurs de silures car leur apparition coïncide avec l’expansion du Catch & Release. Mais des incohérences il en existe partout, et peut être même davantage chez les Carpistes et les Moucheurs, qui à force de pousser les choses à l’extrême, s’embourbent dans un univers totalement paradoxal.

    Finalement cet article, c’est peut être les aveux d’un condamné multi-récidiviste… et vous êtes mes compagnons de cellule… tous coupables dans ce même pénitencier.

    Répondre
  6. Eric says:

    Petite réflexion qui me trotte dans la tête depuis longtemps, le petit rappel ne fait plus de mal, merci pour l’article.

    Je serais bien curieux d’entendre la réponse d’un poisson pouvant s’exprimer quand on lui poserait la question:  » Tu veux retourner chez les tiens ou tu préfères finir dans la poêle? »

    Si on lui attribue les mêmes réflexions que les nôtres pour ses peines je crois connaître la réponse, je crois….

    Eric, compagnon de cellule et condamné multi – récidiviste

    Répondre
  7. filfish says:

    Article riche, bravo , tu comprends pourquoi je suis passé de la pêche à la photo …. meme si un beau bass au bout de la canne donne des sensations, le pouvoir de jouer avec les animaux est un plaisir a sens unique.

    Répondre
  8. sylvain l'esoxiste says:

    Certainement la meilleure analyse que j’ai lu sur le sujet, très objective avec un sujet particulièrement ardu. félicitation.

    Répondre
  9. Nico says:

    On coupe souvent court à ce genre de réflexion en répondant « mais c’est une passion, ça ne s’explique pas. »… Et c’est aussi vrai ! Une maladie ? un sadisme non avoué ? peut-être…

    Oui, les poissons subissent des stress et le pêcheur le sait, des études ont même prouvé que les mortalités après relâché -toutes techniques confondues- sont autour de 50% dans les jours qui suivent (stress trop important, infections, fatigue, etc.).

    Tes réflexions sont justes, chacun en tire sa vision des choses et bien nombreux sont ceux à ne pas aller jusque là. Au delà, ceux qui sont allé jusqu’à l’empathie avec les vers de terre en tremblent encore ;-)

    Bel article, félicitations, il fallait oser.

    Répondre
  10. TroutStéph says:

    Coupable, je plaide coupable monsieur le Juge.

    Coupable oui. Coupable d’être un être égoïste, coupable d’être un humain.

    Pourquoi je plaide coupable?
    Car je suis conscient de mon impact, de mon égoïsme, de ma suffisance et de ma déviance.

    Oui je me donne bonne conscience en graciant au maximum le poisson que je capture. Oui j’ai mauvaise conscience quand je blesse un poisson et que je préfère le garder et abréger ses souffrances afin de lui épargner l’agonie et une mort lente.

    Oui je suis un déviant, bafouant des siècles d’héritage génétique me programmant pour être le prédateur ultime, qui capture pour tuer, qui régule, qui se croit supérieur, capable de la pire mauvaise foi en rejetant la faute sur les autres parce que mon terrain de chasse se vide par ce qu’on me vole mon butin.

    Mais j’ai décider d’aller contre cela, contre la nature humaine. Préférant partager mon terrain de jeu et non de chasse pour moi. Biensur j’en croise, j’en côtois des prédateurs primaires. Je ne leur fais pas la leçon, je ne suis pas adepte des dialogues de sourds. Quand ils disent qu’il n’y a plus de poissons je ne rejette pas la faute uniquement sur eux. Et oui, si la population piscicole et amoindrie sur certain secteurs, ils n’en sont pas la cause unique, ils n’en sont devenus qu’un maillon qui a désormais un impact. Tous ces siècles de prédation n’ont pas eu l’impact que l’on veut bien faire croire. Le profit, la productivité et le manque de considération de l’environnement que nous connaissons depuis des décennies ont eu raison de nos amis peuplant les rivières. Si il n’y avait pas eu tout cela, il n’y aurait pas de débat.
    Les intégristes du NoKill sont dans l’erreur et se trompent d’ennemi. Ces gens là sont parfois les moins respectueux de nos compagnons de jeu. Je m’explique. Combien en voit on de ces intégristes criant au scandale quand apparaît la photo d’un beau spécimen pris en photo devant la maison du pêcheur? Je ne parle pas de photos de congélateurs ou de poissons bien alignés par terre. Quand on y regarde de plus près, c’est vrai, on voit bien ces derniers exhibant fièrement leurs prises, en notant bien que le poisson est reparti à l’eau. Oui mais dans quel état? on en voit combien des mâchoires de perches et black bass triturées par la torsion que le vaillant Nokilliste inflige à sa prise? Combien voit on de truites portées par les ouïes? On en voit combien des brochets des sandres suspendus aux fish grip, parfois on peut même voir que la mâchoire a été transpercée par cet outil? Et combien en voit on posés sur du goudron ou du béton? Trop. Et tout cela montré par ceux qui crient au loup. Leur impact sur les poissons est au final bien pire. et qui, au final, a le plus de respect pour ces derniers?
    Pour résumer, certains ont remplacé la prédation et le besoin primaire de tuer par l’hypocrisie.
    L’hypocrisie oui, pourquoi? Car donner des leçons c’est bien, mais les appliquer soit même c’est mieux.

    Pour ma part, j’essaie de faire au mieux dans ma pratique. Je sait que j’ai un impact mais j’essaie de le limiter. Comment?
    Pas de séances photos interminables. Je prends en photo que si je peux faire vite et bien.
    Mes leurres sont armés à 95% en hameçons simples sans ardillons. D’ailleurs je trouve dommage qu’Illex commence à ne plus fournir les hameçons simples avec les Tiny Fry. Surtout quand on connait la difficulté à se procurer les hameçons simples de la partie ventrale…. Ce qui risque de remettre en question mes choix de leurres.

    Et surtout, je ne cris pas au loup avec des insultes quand je vois un beau poisson gardé et pris en photo. Je me contente de ne rien dire ou de dire que c’est dommage.

    En conclusion je dirais que chacun doit être conscient de ce qu’il fait, conscient des conséquences que peuvent avoir ses actes. Etre capable de rectifier sa façon de faire. Et enfin ce poser des questions avant de critiquer ou d’insulter tel ou tel pêcheur : »Est ce que je fais mieux que lui? », « suis je plus respectueux?, « Suis je un bon exemple? », au final savoir se remettre en question et se confronter à sa propre image.

    Répondre
  11. Pecheur Info says:

    Excellent article, que j’ai partagé sur notre page Facebook (bien que ce soit un brin trop intello pour ce réseau social).
    Tu abordes là une réflexion que j’ai eu souvent : qui suis-je, moi, pour m’arroger le droit de faire souffrir un être vivant ? Même pas pour le manger, non, juste pour mon bon plaisir.

    Répondre
  12. DonDiego says:

    Ben donc, on voit que cela a été réfléchi, étudié et que les mots ont été pesés afin de ne pas « blesser » le pêcheur-con-somateur (de matos) que je suis ;)

    Il est vrai que la notion de souffrance du poisson n’est pas à la portée de tous le monde, ou plutôt que certain se voile la face (y compris moi pour me donner bonne conscience), c’est aussi et surtout, je pense, une question d’interprétation de son passe-temps.

    Une mise en situation et des conséquences auxquelles le pêcheur loisirs, ne va pas, ou ne veut pas penser car se sentant pas concerné pas l’environnement pêché, la pérennité des espèces et justement, c’est le sujet, la douleur/stress infligée à son jouet (passe-temps).

    Après, que l’on « kill ou No-Kill » son fish, peut importe (liberté dans une juste mesure et un prélèvement raisonné) je pense que le plus important est l’investissement et l’état de conscience dans la pratique du « sport »!! A quoi bon faire un beau broc, catch and release, pleins de belles photos et un FB qui pète alors que Monsieur vient de pourrir (canettes, mégots, plastique) le même hotspot qui lui a offert son plaisirs du mois … Et que le poisson blessé, à qui il a arraché une branchie va de toute façon crever!!

    Perso, j’en ai killé 2 à mes débuts sans même penser à relâcher, mon problème à surtout été de voire le fond du bateau rougir de honte, cette magnifique bête qui m’avait offert tant de plaisirs est là, gisant sur le fond, elle bouge plus, elle est morte ou assommée???

    °°°Dans le paradis des herbiers, va-t-elle vraiment me remercier d’avoir maladroitement essayé d’abréger ses souffrances ?…°°°

    Pour en revenir à mon paillasson et ne pas trop m’éloigner du sujet, Kill ou No-Kill c’est pareil, un Kill mal exécuté ou un No-Kill sans sens et de plus mal effectué aura exactement le même impact, une mort inévitable et « douloureuse? »…

    Bref, c’est primordiale de respecter les fish comme nous respectons nos amis/copains/collègue fisheurs, prendre conscience de son impact, son impact sur l’environnement mais également tout ce qui indépendant de notre volonté!! L’impact de l’agriculture excessive et de la pollution sur la qualité de l’eau, prendre conscience de l’impact de la génération d’énergie hydroélectrique sur les cours d’eau; j’en oublie, j’en omet, etc… La liste est malheureusement longue, beaucoup trop longue…

    Pour moi la pêche n’est pas que le poisson, mais tous ce qui l’entour, les quais, les berges, la flotte, la nature, le soleil, l’air, les animaux et les insectes. Ma problématique et d’essayer de respecter au maximum cet environnement de pêche afin que le fish y perdure, que je puisse l’y relâcher pour le re-leurrers…

    Égoïst? Chier, en fait je ne fais pas tous ça pour le poisson, malgré combien je peux l’aimer et le respecter, mais je le fais pour moi et pour pouvoir continuer ma passion, donc tu disais? Égoïst? Je crois bien que oui autrement j’arrête de fisher!!!

    L’essentiel est de le faire correctement, humblement et en prenant conscience que tout acte à des conséquence pareil que la portée de son acte… E=MC2 hahaha (la dérision ne fait pas de mal)

    là je m’arrête, je m’enflamme ;)

    Ton article est super et mérite d’être lu par bon nombre d’entre nous afin de commencer ou recommencer une introspection halieutique et ouvrir un peux les mirettes…

    C&R les copains…

    Don

    Répondre
  13. Jojo says:

    C est pour cela que j’ ai partagé cet article sur 2 forums et vue les réactions cela à été pris en compte :)
    Sympas de lire tous ces commentaires une fois de plus un sujet délicat est sur le tapis lol

    Répondre
  14. gilles says:

    Le pêcheur dans le flou scientifique

    Stress, douleur sont des termes humains. Pour correctement et logiquement définir les sensations et le ressenti physique d’un poisson, il faudrait tout d’abord définir des termes spécifiques aux poissons. Pour comprendre cet animal il faut déjà commencer par là, il n’est pas humains, il n’est pas comme nous.

    Je ne suis pas persuadé que les cris, beuglements, pleurs ou autres pourraient, s’ils existaient, changer quoi que ce soit dans les mœurs du pêcheur, tout comme le cri d’un chevreuil blessé ne change pas le plaisir du chasseur.

    « Le poisson vit ce mal-être, comme toutes les étapes primordiales de sa vie, dans un silence total. » Encore une fois, parler de mal-être n’a pas grand sens, puisque ce sont des mots et définitions destinés aux hommes, incompréhensible pour caractériser le comportement d’un animal, sauf en l’humanisant…

    Assumer rime avec réalité

    « Toute créature vivante souffre et il y a fort à parier que si les poissons pouvaient crier, s’ils étaient munis de glandes lacrymales, s’ils pouvaient avoir des expressions humaines d’agonie, de douleur, il y aurait beaucoup moins de pêcheurs motivés pour tremper leur hameçon. »

    Oui mais ce ne seront alors plus des poissons…

    « Toutes créatures vivante souffre »

    Il serait bon de définir le mot souffrance pour un être vivant, car sinon la phrase n’a pas de sens, et qu’en savez-vous ?

    Votre remarque finale sur Descartes n’est pas clair, vous dites vous-même que nous ne savons pas si le poisson ressent de la « douleur », ni si il la perçoit comme nous. Descartes dit qu’il n’a pas de conscience, ce qui est le plus plausible et parait le plus exact, comment pouvez-vous affirmer le contraire ?? Sur quoi vous basez vous ?? Sa phrase est plutôt juste pour le moment, il ne dit pas qu’ils ne ressentent aucune douleur, mais qu’ils en ressentent peut être, et sans doute pas comme nous l’entendons.

    La convenance par la suffisance

    Ce pour quoi nous avons été créés ? Nous avons été créé (par qui ? par quoi ?…) pour assumer notre impact ? Pourquoi ce paragraphe incomplet et limité à certaines personnes ? Ciblé même. Vous pouvez agrandir l’idée que vous portez à bien plus que cela, « l’hémoglobine » ainsi qu’un « honneur », c’est plutôt restreint. Mais ma remarque n’est peut-être pas juste, car vous avez l’air d’avoir choisi la partie « la convenance par la suffisance » pour parler de ceux qui ne voit en la pêche que classe, sport, honneur, gloire et j’en passe. Car sinon n’oublions pas que l’honneur est donné par les autres, par ses semblables, si personnes ne porte d’importance à un tel acte, il n’y aura aucun honneur à le faire.

    Bon article tout de même, ce genre d’écrit encore imparfait à mon gout est plaisant à lire et nous en voyons de plus en plus. Les temps changent. En revanche attention toujours aux extrêmes et aux jugements hâtifs qui peuvent priver certains d’une liberté que nous ne comprenons pas forcement.
    Enfin, n’oublions pas, même si vous y faites allusion, que l’homme ne fonctionne justement pas par instinct et que ses actes sont des choix qu’il a faits, et qu’il ne répond pas bêtement à une pulsion de son corps (il peut très bien être un « mouton », mais il a néanmoins fait le choix de suivre).

    Répondre
    • Joss says:

      Merci pour ces critiques Tanguy,
      je trouve votre façon de rebondir sur le sujet toutefois moins pertinente que vos prédécesseurs, je ressens en effet davantage dans votre texte une volonté aigrie de critiquer l’imperfection de cet article (que nous n’avons jamais eu la prétention de toucher du doigt), plutôt que d’exprimer votre désaccord avec la démarche qui y est exposée.

      Je ne comprends pas vos remarques dans le sens où elles paraphrasent ce qui a été dit au dessus, vous parlez d’interprétation « humaine » de la problématique et c’est justement ce que nous avons dénoncé en caricaturant un poisson urinant debout. Je vous invite à me communiquer, avec vos termes apparemment plus appropriés, votre description comportementale et animale du dérangement, du mal-être et du stress, cela m’intéresse et pourra peut être, enrichir le lexique zoologique.

      En effet, je trouve assez floue et peu efficace le fait de noyer votre argumentaire sur la définition de termes inexistants, pour décrire l’imaginaire, l’inconnue, il faut extrapoler le réel non ? Ou sinon peut être ne jamais les décrire, juste les imaginer sans les partager…

      Nous avons en effet été créés, comme plusieurs espèces animales terrestres, pour consommer de la viande, pour exercer une prédation sur des êtres vivants. Et si vous reniez ce fait, expliquez donc moi le rôle de vos quatre canines aiguisées pour découper les chaires toujours un peu plus coriaces des supermarchés ?

      Vous faites également un raccourci maladroit entre les chasseurs et les pêcheurs pratiquant le Catch & Release, ne mélangeons pas deux populations qui en grande majorité ne partagent pas des idées communes de fond.

      Nous nous sommes risqués à essayer de rester objectif sur le grand débat du No Kill, essayez de voir le problème avec plus de recul et à plus grande échelle plutôt que de votre simple point de vue qui pour le coup, me semble rester peu constructif.

      Répondre
      • gilles says:

        Et bien, j’ai du mal me faire comprendre.

        Mes excuses si je vous ai offensé. Ce n’était pas mon but, loin de là.
        Je ne fais pas que critiquer l’imperfection de ce texte, je ne fais que poser des questions qui ne vous sont pas forcements toutes destinées.
        Je n’ai pas forcement la réponse aux questions que je pose. Je ne porte en aucun cas la bonne parole.

        Excusez moi, dans ce cas, si je n’avais pas cerné à certains moments une critique de votre part.

        Bien sûr que nous ne pouvons qu’extrapoler le réel pour essayer de nous faire comprendre, les passage que je relevais m’interpelaient justement car je pensais qu’il n’y avait pas d’extrapolation et j’avais l’impression que vous vous contredisiez.

        De plus j’ai aussi fait ce commentaire pour peut être améliorer d’avantage votre travail par la suite, vos réflexion… j’ai bien dit peut être, je ne sais pas, sans doute suis je à coté de la plaque. Je n’avais pas vocation de dire c’est faux, mais plus en êtes vous sûr? Ou bien j’ai mal compris, pouvez vous m’expliquer?

        Le raccourci entre le chasseur et le pêcheur était peut être maladroit, mais je pensais que cet article était plus philosophique, le chasseur et le pêcheur sont tout les deux des hommes et dans le cas du cri de l’animal et de la relation entre lui et sa proie, la pêche et la chasse me semblent très proche.

        Même si dans la remarque que j’ai faite il y a peut être une impression de critique profonde, comme si moi et seulement moi possédait la réponse et que vous avez tort, ce n’est pas le cas. Je me suis sans doute mal exprimé, c’est aussi pour ça que je n’ai pas simplement dis je suis d’accord ou je ne suis pas d’accord, ma remarque était plus affaire de débats.

        Répondre
        • Joss says:

          Pas de soucis, quand on écrit sur un article aussi glissant que celui-ci, il est d’usage de s’attendre à des avis contraire.

          Si je n’ai vraiment pas trop saisi le sens de votre première intervention où la forme est remise en cause plutôt que le fond, je trouve celle-ci plus encrée à la réalité du texte. Nous n’avons cherché à démontrer aucune vérité, à tel point que nous remettons en cause toutes les études scientifiques qui ont été faites dans les deux camps.

          Nous ne traversons pas ce monde sans laisser une trace indélébile de notre passage sur l’environnement qui nous entoure, No Kill or not No Kill, là est bien l’idée principale de cet article.

          Répondre
  15. TOON says:

    EXCELLENT, il faut garder ce texte et l’encadrer!
    Félicitation

    Répondre
  16. Etienne says:

    Quand on publie un texte, il faut savoir accepter la critique, sans balayer du revers d’une main les contradicteurs parfois moins à l’aise que soi avec la langue de Molière. Tes réactions aux commentaires sont à ce sujet assez parlante : on te sent soulagé que les premières réactions aillent dans to sens. Un peu plus bas, tu prends un peu le premier contradicteur de haut.

    « Il ne leur manque plus que la parole »
    Voilà une expression que j’ai mainte et mainte fois entendu de la bouche de ma grand-mère à propos des animaux en général et de son chien en particulier.

    Au travers de cet article (fort bien écrit au demeurant), tu tombes dans le même écueil : l’anthropomorphisme. Du coup ton analyse est totalement biaisée. Et en voulant faire culpabiliser le pêcheur responsable, tu confortes au passage le viandard qui accompli selon toi le geste ancestral de prélèvement. Une sorte de vision préhistorique de la pêche. Comme si quelqu’un en France dépendait encore du fruit de sa pêche pour (sur)vivre.

    Qui est extrémiste ? Celui qui profite de la nature en essayant de limiter l’impact de sa pêche au maximum ou l’autre (les verts allemands on imposé cette folle vision dans leur pays) qui a décrété qu’un fish un peu trop remuant devait être sacrifié sur le champ pour son bien être ? ( à ce propos combien de fish restent à agoniser des minutes voire plus dans des sacs plastiques étroits …)

    J’ai choisi mon camp, sans honte et sans gêne, et ces poissons je les revois parfois quelques mois ou année plus tard, preuve s’il en fallait une qu’ils seront toujours plus à l’aise dans l’eau que dans le fond d’une casserole …

    Répondre
    • Joss says:

      Le but de cet article est avant tout de désacraliser les pratiquants du No Kill qui disent volontiers être auréolés de la bonne pensée et des bons gestes, comme vous je pratique le No Kill, comme vous j’ai remis à l’eau des poissons qui ont fini par succomber à cette mauvaise rencontre.

      Il n’est pas nécessaire de maitriser plus ou moins la rhétorique qu’un autre pour avoir un avis sensé sur la question, preuve en est, l’argumentaire opposé à cet article et que j’ai trouvé le plus recevable est « Le No Kill est tellement une grande avancée pour notre passion que vous ne pouvez pas le présenter ainsi ».

      Toutefois je reste opposé à cet argument, ce n’est pas parce qu’on revendique une appartenance à un mouvement qu’on a les mains propres, mais je suis d’accord que le No Kill ne doit pas être présenté comme tel dans un premier temps.

      Répondre
  17. Jérôme says:

    Anthropomorphisme ?
    » Toutes créatures vivante souffre «
    Il serait bon de définir le mot souffrance pour un être vivant, car sinon la phrase n’a pas de sens, et qu’en savez-vous ?
    Je sais que je n’en sais rien, du moins on ne peut pas démontrer et encore moins définir la souffrance d’un animal, pas plus que l’on peut nier son existence.
    Mais ayant moi même éprouvé divers types de souffrances ou de mal-être en tant qu’être humain, je ne peux, ne serait-ce que par principe de précaution, m’imaginer qu’une créature avec laquelle j’ai finalement quelques points communs biologiques ( et quelques très très lointains ancêtres ) ne puisse ressentir une certaine forme de souffrance.
    Ce type de projection anthropomorphique est il vraiment si irrationnel qu’il faille justifier de son empathie envers le vivant ?

    Parce que par définition la vie est incarnation dont le principe inachevé ne trouve un terme que dans la mort, je pense que l’on peut honnêtement concevoir des principes d’exultation et de souffrance même pour des créatures aussi basiques que les poissons. Le tourment des instincts n’est peut-être pas quelque chose de quantifiable, ni même de qualifiable mais ce qui est sur c’est que dans la mort plus rien ne bouge. Il n’y a plus d’animal et il n’y a plus d’anima.

    « Il ne leur manque plus que la parole »
    C’est effectivement dans le silence des animaux et particulièrement celui des poissons que chacun trouve l’écho de sa propre sensibilité. Je pense que c’est d’ailleurs l’essentiel de notre propos dans ce cri du poisson. Nous ne sommes pas tant dans l’analyse ou la critique mais dans l’invitation à ce que chacun s’interroge sur sa propre conception du respect du vivant.

    C’est l’insatisfaction et le malaise qui nous pousse à écrire, qu’il soit d’un côté, comme de l’autre.

    Répondre
    • gilles says:

      merci d’avoir répondu à ma question, cette phrase me gênait en fait pour le coté certitude alors que vous même vous dites que vous ne savez pas si ils souffrent, mais vous en affirmez le contraire dans l’article. Merci donc d’avoir éclairci ce point, permettant de mieux comprendre votre point de vue. Bien sûr nous pouvons tout à fait imaginer que le poisson puisse souffrir, mais nous pouvons également nous laisser entrevoir le contraire, justement parce que la souffrance est un mélange physique, psychologique et humain. Il ne manque qu’une preuve pour trancher, malheureusement nous n’en avons pas… nous ne pouvons nous appuyer que sur des hypothèse et philosopher sur notre rôle dans tout ça.

      Répondre
      • Jerome says:

        Pourquoi cette affirmation ? C’est parce que nous préférons largement l’ardente prise de risque d’une intime conviction, plutôt que l’attente tiédasse d’une preuve scientifique qui ne viendra jamais… J’avance volontiers des considérations plus metaphysique que physique car je vis la Pêche comme art complexe et mystérieux. Pour moi, pêcher est une profession de foi, une discipline spirituelle qui est une porte d’entrée vers une compréhension plus vaste et plus sensible de la Nature ( avec un N majuscule ) et du monde dans lequel nous vivons.
        Je me sens bien plus proche de la philosophie bouddhiste qui considère que toute créature incarnée est inachevée et donc vouée au tourment en attendant d’atteindre le nirvana… Pour le coup c’est vous qui êtes dans l’affirmative en limitant le concept de souffrance aux strictes normes physiques et psychologiques humaines. Il y a des degrés de conscience bien plus vastes que ceux de la psyché humaine et ne pas être conscient de la douleur au sens où nous l’entendons ne permet pas de nier l’existence d’un tourment certain, bien au contraire.

        Répondre
        • gilles says:

          je ne limitais pas la souffrance aux normes physiques et psychologique humaine, mais je voulais dire que en premier lieu on était sûr que l’homme souffre et que ça dépendait de son corps physique et psychologique, pour le reste nous ne pouvons que nous projeter et prendre volontairement partie, sans preuves a l’appui. Et sans blâmer ceux qui prennent un parti ou l’autre puisque nous n’avons pas de preuves opposées à apporter.

          Répondre
      • Jerome says:

        En apparté sur votre remarque concernant la gloire et les honneurs. Je pense que l’honneur véritable et la vertue n’exigent justement aucun public. Socrate demandait a ses disciples de ne pas autant chercher à être honorés par la profession de philosophes qu’à honorer la philosophie par leur existence d’hommes vertueux…

        Répondre
        • gilles says:

          mmm, intéressant… mais même dans ce cas de figure, n’est ce pas la société qui va donner de la valeur à cet honneur? ces hommes vertueux le seraient ils dans une société différente, ayant des principes de fonctionnement totalement différents?

          Répondre
  18. Droseasky
    Droseasky says:

    Excellente réflexion sur la pratique de la pêche en générale de nos jours. Pleine d’honnêteté et de sincérité, valeurs quelques peu oubliées de nos jours…

    Répondre
  19. alex says:

    Comme il est étrange ce besoin de comprendre ce que ressent un poisson.
    En aucun cas c’est démarche n’est utile puisque d’une part la réponse ne serra jamais véritablement donnée et que d’autre part elle est, de toute façon, indissociable de la l’acte de pêche en lui-même.
    En gros, ce que ressent le poisson je m’en fous. Au même titre que le brochet se fout de se que je ressens quand mes doigts sont rayés par ses dents après l’avoir honoré d’une prise à la main et non pas « troué » à la boga
    Le pêcheur/tracteur n’a que pour toute finalité à ces actes que le combat et un combat sans blessures n’en est pas un. Au même titre qu’une montée sur un tatami il est évident que la descente sera douloureuse à la différence prés que je sais ce qu’est de prendre un choc à la tête ou au dos et que je serais à même de comprendre la souffrance de mon adversaire
    Accepter un combat en tant que tel est nécessaire à la compréhension et à l’acceptation de ces actes et ceci nous amène au véritable intérêt de l’article
    J’ouvre juste une parenthèse au cas où certains me dirait que les deux personnes montant sur le tatami sont consciente et volontaire. Nous parlons ici d’un animal que le simple fait de tirer un coup à la sortie de l’hiver le met potentiellement en danger de mort
    Oui, le vrai intérêt de cet article est de nous interroger sur cette nouvelle tendance qui permet au 1er venu d’impacter la nature sans réfléchir à ses actes sous prétexte qu’il est dans la « bonne » caste ; cet anglicisme récent qui permet au pêcheur au coup de mettre un silure sur la berge et au siluriste de locher une Brême tout en se racontant « non-tueur » ; cette mode qui permet à certains de renier le concept de propriété privée avec pour seule excuse la remise à l’eau du poisson ; ce concept qui permet de défoncer des frayères au mois de mai sans forcement se taillader la conscience.
    Le no-kill, l’acte simple de graciassions est aujourd’hui cuisiné à bien des sauces différentes qui malheureusement, plutôt que l’enrichir et en rehausser le gout, le rende indigeste
    En aucun cas le choix de laisser la vie, ou tout du moins essayer, qui n’est qu’une finalité à un acte de prédation, ne doit faire disparaitre les incidences qu’il a avant et après. Sous peine de s’égarer sur le chemin du jugement réfléchi que chaque homme se doit d’avoir face à la nature, face à sa propre vie….

    Répondre
    • Joss says:

      En gros, ce que ressent le poisson je m’en fous.

      Tout à fait, la pratique du Catch & Release renifle le « jemenfoutisme » à plein nez. Nous pratiquons et pratiqueront cette pêche toujours égoïstement et je continuerai d’exulter quand je planterai mes deux triples 3/0 dans la bouche d’une femelle brochet de 110cm tout en ayant conscience de mon impact nuisible sur l’intéressée.

      Toutefois, cela ne nous empêche pas d’espérer un taux de survie plus que correct de nos prises en utilisant une approche et une logistique adaptée tout comme prêcher une pêche d’avenir pour nos enfants.

      Je n’arriverai jamais à comprendre ces gens qui utilisent avec brio leur instinct de prédation pour finalement en renier son fondement. (je me permets dans ce commentaire une liberté beaucoup plus subjective que nous nous étions interdit dans l’article).

      Répondre
    • Jerome says:

      Je pense que le plus étrange serait avant tout de nier la question de la souffrance. Le « jemenfoutisme » ne semble pas être le terme plus approprié : il y a quelque chose de trop péjoratif et cela offre un refuge trop facile pour certains.
      Malgré tout je trouve votre approche du combat plutôt saine et juste, en cela que vous semblez davantage assimiler et assumer cette donnée plutôt que d’en faire abstraction.

      Répondre
  20. alex says:

    bonjour jerome
    pour ressentir de l’indifference face à quelque chose il est obligatoire d’en accepter dejà la réalité :)
    donc oui, face à l’acte de predation que nous effectuons il en resulte forcement de la « souffrance »; même si cette derniere parait difficillement quantifiable.
    le « je m’en fous » n’est certe pas forcement le terme le plus adapté et il serait plus judicieux de parler d’acceptation en ce qui me concerne.
    j’en suis conscient mais egalement conscient que je ne peux, que personne ne peut, passer outre tout en continuant d’exercer la pêche
    seul deux possibilités s’offrent à nous face à cette réalité qu’est la souffrance d’un animal chassé: le denie ou l’acceptation!
    mais l’acceptation n’est pas chose aisée et nous place sans menagement face à nos choix.

    Répondre
    • Jérôme says:

      Vous faites bien de souligner qu’indifférence et négation sont deux choses différentes.

      deux possibilités [...] le denie ou l’acceptation!
      mais l’acceptation n’est pas chose aisée et nous place sans menagement face à nos choix.

      C’est l’un des points essentiels que nous avons voulu soulever dans cet article.

      Répondre
  21. chamane51 says:

    3 fois que je relis l’article de Joss et je me dis pourquoi je pêche ? Pourquoi je veux attraper des poisson ? A la réflexion je me dis que… c’est dans ma nature, je crois. J’y pense le soir, le matin, quand je travaille, quand je lis. En fait les poissons je les attrape dans ma tête, souvent sur des rivières ou des lacs que je connais. Je revois des variantes de mes parties de pêche.
    Le poisson, perches, brochets et truites, je les vois aussi, plus loin, plus vaguement. Ils repartent à l’eau assez vite, je ne les mange pas (deux perches, trois sandres, aucune truite dans ma vie de pêcheur). Une finalité lointaine. En fin de compte je me dis que la partie de pêche je l’ai faite bien avant et que peut être viendra un jour où elle sera toute entière dans bibliothèque de la mémoire. Alors le poisson souffre t-il ? Est-ce une question fondamentale ou anecdotique ? Ben je sèche, je botte en touche , temps mort.
    Bon je me dis que plus le poisson repart à l’eau moins il y a de prélèvement plus on a de chance de faire des poissons plus gros, plus fort, c’est statistique, non ?!? Après, ai-je le droit de jouer avec lui. Je répond oui sans ambage. Je participe moi aussi au maelstrom de la nature, je suis dans la chaine alimentaire depuis le premier âge de la terre. Le poisson et moi, c’est du speed dating, du cage rage, un combat ou le plus fort, le plus rusé gagne. Mais à la fin on repart avec des bleus, des horions, des gnons, du vague à l’âme on se sert la pince et la nageoire, mais on s’embrasse pas je trouve ca d’un stupide incroyable. Restons virils…
    Pour cela le poisson est respectable, pour les longs films avec paysages en cinémascope sédimentés dans la mémoire. Mais, s’il y a souffrance cherchons là et moi je la vois bien, pas dans le poisson qui repart à l’eau après un court séjour dans les airs, mais je la vois dans son milieu naturel. Qu’en reste t-il ? frayères à brochet ? Rivières sauvages ? Arsenal chimique agro-industriel, camisole bétonnée des rivières canalisées, eutrophisation, espèces interlopes avec carte de visite anthropique, j’en passe et pas des meilleures.
    Mais avant tout : « Relache moi petit homme, la lumière du jour brûle mes yeux, remets moi à l’eau pour que cesse la morsure de l’air, laisse-moi reprendre ma route, je sera bientôt à la maison, apaise le feu de mes yeux. » La rivière au lucioles, Vincent Lalu.

    Répondre
  22. e2b3 says:

    Merci à l’auteur, j’ai bien aimé l’article.
    Pour ma part j’essaie de vivre ma petite vie d’homme et de pêcheur en acceptant ses multiples contradictions, dont celle-ci…
    Bien cordialement

    Répondre
  23. Un passant says:

    Quel plaisir de lire un article tenant compte de l’entière complexité d’une situation.

    Tout simplement, merci.

    Répondre
  24. Etienne says:

    Excellent article, il traduit exactement mon ressenti sur le sujet du no-kill. Comme beaucoup, je pratique le no-kill mais cela m’a toujours agacé d’entendre les poncifs habituels du type « le poisson ne sent rien et repart parfaitement intact ».
    Pour avoir péché pendant un an en Suède, où les pêcheurs que je croisais ne pratiquaient pas le no-kill, il était très dur de leur expliquer ce concept. Ils ont bien rigolé quand il me voyait placer mes brochets dans un sac ikea remplit d’eau pour les manipuler avant de les relâcher. Il faut dire que vu la qualité et la quantité de leurs eaux, ils ne ressentent pas le besoin de protéger les derniers survivants.

    Merci et au plaisir de vous relire.

    Répondre
  25. Ostéopathe de foire says:

    Je crois qu’après la lecture de cet article, je vais continuer à grâcier.

    Répondre
  26. Inconnu says:

    Je trouve cet article passionnant mais franchement un poisson à beaucoup plus de chance de s’en sortir après une remise a l’eau que d’une mise en casserole comme il l’a été dit plus haut .
    J’ai l’impression que au final pour vous le no kill devient plus mauvais que le prélèvement …
    Vous avez dit vous même que vous pêchez et relâcher vos prise mais alors pourquoi avoir dit dans l’article écrit par vous même que (en gros) relâchez c’est mal ? Je ne cherche pas a vous jugez mais si vous pensez temps de mal du no kill et n’aimez pas le prélèvement abusif alors faites comme les personnes plus haut … Arrêtez de leur faire du « mal » en les pêchants !
    Enfin moi c’est ce que j’ai compris à travers cet article et je n’arrêterai pas de pêchez sous prétexte que la graciation du poisson est mal et je ne pense pas leur faire temps de mal que sa , si l’on prend bien ses precotions le poisson ne souffre pas autant que vous le prétendez . La preuve il continu de se nourrire et de vivre normalement puisqu’il arrive même que un moi après , ou même moins , la graciation on le capture de nouveau , preuve qu’il cherche à se nourrire encore . Je ne prétend pas non plus que le no kill ne laisse aucune séquelles au poisson comme par exemple le Fish grip qui par contre sa est a déconseillé pour la graciation et que je n’utilise d’ailleurs pas , mais la graciation laissera plus de poissons dans nos rivières que le prélèvement abusif , sa parait logique …
    Je suis un partisan du no kill et je le resterai tant qu’il y aura du poissons à protégez .

    En espérant ne pas vous avoir offensé

    Répondre
  27. Inconnu says:

    J’ai aussi omis de dire que c’est idiot de zigouiller un poison sous prétexte qu’il souffre alors que l’on en sait rien . Je ne suis pas non plus un partisan du no kill qui le fait savoir à tout le monde  » en le crant sur les toits ».

    Répondre
  28. glabitude says:

    Je crois qu’on peut tout faire dire à un poisson car ce n’est pas lui qui dira le contraire !
    Il m’est arrivé de prendre une perche deux fois de suite en l’espace de 2 minutes et avec le même leurre … sans doute une perche masochiste ou suicidaire … seul les scientifiques pourront nous le dire ….
    Chacun est libre de positionner le curseur de l’éthique ou de l’humanisme où bon lui souhaite : peu importe notre positionnement, la réalité se chargera de nous mettre face à nos contradictions …

    Répondre
  29. glabitude says:

    autre chose à propos de cet extrait :

    « Au cours du XVII ème siècle, René Descarte soutenait que les animaux étaient dépourvus de conscience, ce qui leur procurait une interprétation de la douleur totalement différente de la notre, quitte à n’en ressentir aucune…. Il avait tort. »

    Il avait tord ? …. je veux bien prendre une journée pour que l’auteur de cet article m’explique ce qu’il a compris du concept de conscience chez Descartes et plus généralement chez chacun des philosophes et penseurs qui ont réfléchi à sur ce phénomène ..; et encore, si même on peut le qualifier de phénomène !

    Par contre, et pour contre-balancer un peu mes propos, je suis plutôt d’accord avec le fait que certains pratiquants « no kill » sont d’authentique na¨fs et que les arguments qu’ils avancent sont parfois ridicules, pour ne pas dire aberrant ! … mais ce n’est ‘un point de vue, au même titre que tout ce qui a été développé dans cet article et dans les commentaires … point de vérité ici qu’on se le dise !
    pour paraphraser l’éminent philosophe sinologue francois jullien : serrer au plus près, mettre des mots pour déterminer de la manière la plus précise qu’il soit l’essence même des choses : c’est une illusion … pour ne pas dire une pratique humaine au combien pathétique …

    Répondre
  30. ali says:

    lamentable. comment peut-on écrire (très mal) des horreurs pareilles. continue de tuer tes poisson de façon à ce que la pêche en France se porte de plus en plus mal, mais au moins évite de te trouver des alibis philosophiques

    Répondre
    • Jérôme says:

      En réponse à Ali : Ce qui est lamentable c’est d’extrapoler comme vous le faites. Nous sommes peut être parmi les plus consciencieux pratiquants et défenseurs du no-kill… Ce texte n’est pas mal écrit, c’est vous qui ne savez pas lire. Nous ne remettons pas en cause ce principe, nous critiquons ses dérives et son hypocrisie que l’on croise trop fréquemment.

      Répondre
  31. Inconnu says:

    Je suis aussi d’accord pour que certain  » no killer » se vente de prôner les valeur du no kill alors qu’il n’en savent rien et font plus de mal au poisson . Et je m’excuse si je vous est offensé avec mes propos.

    Répondre
    • Joss says:

      Rassurez-vous, nous n’avons pas été offensé par vos propos car nous estimons que vous n’avez pas compris l’analyse et le sens de cet article.

      La pêche est un loisir où son pratiquant est constamment dans la supposition, il n’y a pas de vérités à décrire puisque nous en sommes incapables. Et pourtant, si vous êtes comme nous des pêcheurs ordinaires… je me doute que vous avez déjà acheté des revues de pêche dont le contenu surfe totalement et depuis toujours sur cette extrapolation de l’interprétation humaine.

      Répondre
  32. Inconnu says:

    Je pense aussi que vous êtes sûrement un bon pratiquant du no kill et je n’en doute pas mais cet article à été mal comprit par certain , dont moi , bien parceque cet article à l’air de dévaloriser la graciation mais ce n’en est , j’espère , le cas et que vous respectez et relâchez vos poisson en bonne condition .

    Répondre
  33. Cbd says:

    Le poisson crie. Cela ne fait pas l’ombre d’un doute.
    Les cris retentissent parfois si fort qu’ils occasionnent de profondes blessures chez le pêcheur de loisir killer ou no-killer.

    Peut-être même le no-killiste – le grand prêtre ou son ouaille – ne sort-il pas indemne des cris que poussent les poissons qu’ils ont rêvés avant de les relâcher.
    Comment, par exemple, imaginer qu’elle n’a pas été un tant soit peu meurtrie la conscience du gourou quand il a pris sa 60+ ? Oui, celle-là même qu’il a photographiée de longues minutes, hameçon fichée dans les branchies et bas de ligne tendu, après (ou avant ?) l’avoir mesurée (« Dans quelle poche ai-je mis le mètre, bordel ? »). Oui, oui, ce poisson magnifique qui a eu droit à un article dans le blog et à une news dans le fofo. Ce même poisson que le copain photographiera quelques jours après, un peu en aval. Mort.

    Autre situation.
    Ce moment toujours trop rare et toujours trop bref où la pêche se fait facile.
    Tout en haut de la pyramide, le no-killer se fait prédateur. Il ne veut pas perdre une miette du festin. Les prises qui s’enchaînent l’une après l’autre sont traitées sans ménagement.
    Ah…, peste-t-il, cette épuisette qui fait perdre du temps !! cette main qu’il faut sécher pour qu’elle la remplace efficacement !! ces hameçons qui se fichent dans la langue, les mandibules ou au fond de la gorge !! ce poisson qui glisse et va s’enfariner dans le sable… cet autre, relâché, qui dévale inanimé…

    Parfois, le cri du poisson blesse pendant la séance elle-même. Le prédateur commence à se dire : « Que m’arrive-t-il ? Qu’est-ce que je suis en train de faire ? »
    Parfois, il faut attendre le retour sur terre pour que se manifestent les premiers troubles : « Putain, je me suis comporté comme une bête ! J’ai complètement perdu la tête ! »

    Bien sûr, il doit arriver que certains d’entre-nous soient immunisés contre les effets du cri du poisson. Les sourds peut-être ?
    Il faudrait faire une étude.

    Répondre
  34. Anarkhia says:

    Bonjour, aprés avoir lu votre article ainsi que tous les commentaires voici un lien vers un autre article qui pourrait semer le doute …….http://www.pechedelatruite.com/article.php3?id_article=18.

    Répondre
    • Jérôme says:

      Bonjour. À vrai dire Joss résume l’article que vous citez dans une seule phrase pour aller au delà de ce qui demeure un flou scientifique malgré tout : « Pour certains, les poissons captent une information qui modifie leur comportement, mais n’ont pas «conscience» de la douleur…. Le ressentis et l’identification, en tant que douleur, n’existent pas. »

      Répondre
      • Anarkhia says:

        Tout à fait, le  » flou scientifique « existe comme le doute sur le fait que le poisson peut crier.

        Une petite interrogation ?

        Un ami carpiste me dit avoir attraper plusieurs fois le même poisson en l’occurence un esturgeon dans la même cession.
        Je lui dit  » C’est idiot comme poisson pour qu’il se fasse piquer plusieurs fois en aussi peut de temps?  »
        et lui m’affirme  » Non au contraire, c’est trés malin, la nourriture est facile et il sait que je le relache. »

        Croyez vous qu’un hameçon à travers la lèvre qui causerais une douleur si insoutenable, l’ Acipenser sturio ( et les autres espèces d’ailleurs) ne son souviendrais pas ?

        Je m’interroge !!

        PS: Encore une petite remarque, cette fois-ci pour Cbd. Les sourds n’entendent pas c’est vrai, mais ils ne sont pas insensible.

        Signé un Papa d’une enfant sourde.

        Répondre
  35. Raoul says:

    je trouve l’article plus qu’intéressant. Je partage pas mal de phrases énoncées en mon fort intérieur.
    Je ne pêche plus au vers de terre, ni aux asticots ! Pourtant se serait de belles bourriches (en no-kill bien sûr). Comme pécher au vif … pour dire relâcher un brochet, sandre ou silure ? locher avec une aiguille un triple ou plusieurs sur un cyprinidé pour capturer (ou pas) un autre poisson que l’on va relâcher et s’en « pavaner » ? un gâchis sans nom !
    Au final je reste avec mes poissons nageurs pour carnassiers, bon qui traversent les océans en provenance d’Asie, en essayant au mieux de les respecter dans ma pêche non alimentaire.

    je rappellerai l’article de Sciences et vie sur la sensibilité et « l’intelligence » des êtres comme les céphalopodes ou celui du Monde:

    http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/10/25/etres-sensibles-sujets-de-droit_1781100_1650684.html

    Les bases de nos connaissances vacillent.

    Répondre
  36. olivier says:

    Super article et débat riche en informations.
    La pêche par pas mal de côtés, a en fait des allures de corrida tauromachique….

    Répondre
  37. Xtof says:

    La question de la douleur ne devrait même pas se poser.

    Elle est essentielle à la vie, car signal de danger et de risque corporel.

    Il y a quelques personnes, qui malheureusement pour elles ne ressentent pas la douleur. Ils passent leur vie avec des pansements sur leur brûlures et du plâtre sur leur membres cassés.
    C’est un calvaire pour leurs parents de les protéger contre eux mêmes en permanence.

    Même une araignée fait très attention à ne pas se faire blesser quand elle attrape un insecte capable de se défendre.
    Tous les animaux ressentent la douleur, de très nombreuses études le démontrent.

    Piquez légèrement un ver de terre bien calme dans sa boite avec une aiguille, et si sa réaction n’est pas une réponse à la douleur, qu’est ce donc qui le fait se rétracter ?
    La vue ?
    Je crois pas.

    Répondre

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

© Copyright - Naturellement Pêche

Naturellement-Peche.info, le magazine de pêche en ligne 100% naturel, écrit par des pêcheurs pour les pêcheurs

Sitemap